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Eva BENAZERAFF
Avocat au Barreau de Paris

 

 

 

Voir loin

Agir juste 

SPÉCIALITÉS

 

 voir loin 

 

Une décision juridique engage bien davantage que le seul droit.

Elle peut affecter une activité, un projet, une organisation ou un équilibre.

Avant de négocier, de rédiger un acte ou d’engager une procédure, il est essentiel de comprendre la situation dans son ensemble, d’en mesurer les enjeux et de définir un objectif clair.

L’avocat doit alors savoir adopter le rythme de son client, comprendre son projet avant d’envisager le droit.

Chaque situation appelle une stratégie qui lui est propre.

Elle ne consiste pas à appliquer une simple méthode, mais à choisir la voie la plus adaptée aux objectifs souhaités.

Comprendre permet de voir loin, et ainsi d'anticiper les conséquences de chaque décision.

​​Comprendre c'est aussi agir juste, savoir quand négocier, quand construire et quand défendre.

​​

 agir juste 

 

Diriger, c’est décider.

Et aucune décision importante ne se réduit à sa seule dimension juridique. 

Elle déplace toujours un équilibre, ouvre une possibilité, crée parfois un risque et engage souvent bien davantage que l’opération elle-même.

 

Le rôle de l'avocat est de poser les jalons qui permettront de prendre une décision éclairée, en appréciant chaque option sous tous ses angles : rapport coût-bénéfice, durée prévisible de la procédure, conséquences professionnelles et personnelles, impact émotionnel et réputationnel.

 

Un accompagnement constant et personnalisé prend alors tout son sens, aux côtés du client, de ses interrogations, mais aussi de ses silences, de ses doutes et de ses inquiétudes.

​​Tout cet accompagnement prend place dans un cadre juridique.

L'avocat en trace les lignes, ouvre des voies et fournit les leviers nécessaires.

Il agit comme une boussole : il n’impose pas la destination, mais permet d’avancer sans perdre le cap ni la maîtrise de ce qui se joue.

Parce qu’un dirigeant n’a pas besoin d’un droit qui l’arrête.

Il a besoin d'être guidé vers un droit qui lui permette d'avancer.

 

 

DE LA VISION À L’ACTION...

 

 

 CONSTRUIRE 

Développer une activité, conclure un bail commercial, acquérir ou céder un fonds de commerce ou une entreprise sont des actes juridiques qui emportent des conséquences.

 

Chaque projet doit être construit selon une logique économique, un calendrier, des objectifs et à un équilibre qu’il convient de préserver.

Le projet donne la direction.

Le droit en fixe le cadre.

L’avocat éclaire la voie.
 

Il sécurise l’opération, accompagne la négociation et permet au projet d’aboutir sans en altérer la dynamique. 

 

Son intervention accompagne chaque étape, de l’analyse préalable et de la structuration du projet jusqu’à la rédaction des actes et à sa réalisation définitive.

 

Une opération est réussie lorsque le droit accompagne le projet sans jamais le freiner, tandis que l’avocat est là pour ouvrir et sécuriser le chemin.

 CAS PRATIQUE 

M. X souhaite reprendre un restaurant exploité depuis quinze ans dans un quartier qu’il connaît bien. Le prix de cession est fixé à 320 000 euros. Il veut y développer, en plus du service en salle, une activité de vente à emporter et de livraison.

À la lecture du dossier, plusieurs points doivent alors être sécurisés.

Le bail n’autorise que la restauration traditionnelle et arrive prochainement à son terme.

Le projet suppose donc à la fois d’obtenir l’accord du bailleur sur l’activité envisagée et de négocier le renouvellement du bail, alors même que celui-ci peut être l’occasion pour le bailleur de revoir le montant du loyer.

L’avocat ne se contente pas de constater ces obstacles.

Il entreprend une négociation avec le bailleur sur les conditions du renouvellement, l’activité autorisée et le niveau du loyer, coordonne ces discussions avec les exigences de la banque et organise la cession pour que M. X ne s’engage définitivement qu’une fois les conditions de son projet sécurisées.

Le rôle de l’avocat est alors de rendre le projet possible dans les conditions recherchées par son client, en balisant chaque étape plutôt qu’en lui opposant les difficultés rencontrées.

 SAISIR 

 

Certaines opportunités ne se présentent qu’une seule fois.

Les procédures collectives donnent accès à des fonds de commerce, des actifs immobiliers, des établissements hôteliers ou des plateformes logistiques selon des modalités particulières et dans des délais souvent très contraints.

Une veille permanente auprès des mandataires judiciaires, administrateurs judiciaires et professionnels de l’immobilier permet d’identifier ces opportunités et de les porter à la connaissance des clients auxquels elles sont susceptibles de correspondre.

 

Chaque dossier fait ensuite l’objet d’une analyse juridique et stratégique afin d’apprécier les contraintes de l’opération, de structurer l’offre, d’en assurer le dépôt dans les conditions prévues par la procédure, puis d’accompagner le candidat lors de l’examen de son offre par la juridiction compétente et, lorsqu’elle est retenue, jusqu’à la réalisation définitive de l’opération.

​​​

Saisir une opportunité, c’est d’abord l’avoir préparée.

 

CAS PRATIQUE 

Un mandataire judiciaire diffuse le dossier de vente d’un ensemble immobilier et industriel appartenant à une société placée en liquidation judiciaire. L’avocat identifie qu’il peut correspondre au projet de l’un de ses clients et le lui transmet.

Le temps est compté. En quelques semaines, parfois moins, le candidat repreneur doit visiter le site, analyser les pièces disponibles, examiner le cahier des charges, organiser son financement et arrêter le montant de son offre.

L’avocat devient alors un véritable partenaire de l’opération. Il aide son client à suivre le tempo de la procédure, à hiérarchiser les urgences et à réunir, dans un temps très resserré, tous les éléments nécessaires à une offre recevable et solide.

Il analyse les conditions de la cession, identifie les risques qui devront être assumés, interroge le mandataire sur les points déterminants, vérifie les exigences du cahier des charges, coordonne les pièces à produire et anticipe les garanties financières à fournir.

Il aide également son client à déterminer le prix le plus juste, suffisamment attractif pour avoir une chance d’être retenu sans déséquilibrer l’opération, puis prépare et dépose l’offre dans les formes et délais requis.

Enfin, il défend les intérêts du candidat repreneur devant le juge-commissaire et, si l’offre est retenue, l’accompagne jusqu’à la réalisation effective de la vente.

Le rôle de l’avocat est alors de rendre l’opportunité réellement saisissable : en donner une lecture claire, en maîtriser les risques, tenir le rythme de la procédure et construire avec son client une offre suffisamment juste, solide et réactive pour pouvoir être retenue.

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 PRÉSERVER 

 

Les difficultés d’une entreprise ne commencent pas le jour où une procédure s’ouvre.

 

Elles apparaissent plus tôt, lorsque les équilibres se fragilisent, que les marges de manœuvre se réduisent et que certaines décisions ne peuvent plus être différées.

C’est à ce moment que le droit peut encore ouvrir des voies.

Préserver l’activité, négocier, restructurer, organiser une cession ou préparer une procédure supposent d’abord de savoir ce qui peut encore être préservé, transformé ou transmis.

Lorsque la procédure devient nécessaire, elle ne doit pas être subie.

Elle doit être anticipée et préparée.

Qu’il s’agisse de la déclaration de cessation des paiements, de l’audience d’ouverture, de la poursuite de l’activité, d’un plan, d’une cession ou d’une liquidation, chaque étape s’inscrit dans une même logique : préserver autant que possible la maîtrise du calendrier et des décisions.

En matière de difficultés d’entreprise, le temps n’est jamais neutre.

 

 CAS PRATIQUE 

Mme X exploite un restaurant familial dont elle est la cheffe. Son mari en assurait jusqu’alors la gestion et une partie du service en salle. Lorsqu’ils se séparent, elle se retrouve seule à la tête d’une société qu’elle connaît par son métier, mais dont elle n’a jamais réellement maîtrisé la gestion.

Très vite, les difficultés se cumulent. Divorce, contentieux commercial, procédure prud’homale. Mme X continue pourtant à cuisiner chaque jour pour maintenir le restaurant ouvert, tout en comprenant mal les procédures qui se multiplient autour d’elle et en ne voyant plus comment sortir de cette situation.

L’avocat remet alors de l’ordre là où tout s’entremêle. Il explique, rassure, coordonne les différents fronts avec les autres conseils et redonne à Mme X une lecture claire de sa situation.

Lorsque la poursuite de l’activité devient impossible, il l’accompagne vers la déclaration de cessation des paiements et l’ouverture d’une procédure collective, qui permet enfin de replacer les difficultés de l’entreprise dans leur cadre propre et de mettre un terme à l’engrenage.

Le rôle de l’avocat est alors de tenir le fil dans une situation devenue à la fois juridique, économique et profondément humaine, jusqu’à permettre à son client de sortir du conflit et de retrouver une capacité d’action.

​​

 ÉTABLIR LES FAITS 

​​

 

Une situation de travail peut se dégrader longtemps avant que le droit ne lui donne un nom.

 

Les faits s’accumulent, les équilibres se déplacent et ce qui paraissait d’abord ponctuel peut finir par affecter durablement la santé, la carrière ou la relation de travail.

Il faut alors revenir aux faits. Les reconstituer, les dater, les confronter aux obligations de l’employeur et en tirer les conséquences juridiques. 

 

Obligation de sécurité, atteinte à la santé, accident du travail, maladie professionnelle, inaptitude, rupture du contrat ou faute inexcusable ne sont pas des qualifications abstraites.

 

Elles traduisent des situations qui ont déjà produit des effets concrets.

La stratégie dépend ensuite de ce qui doit être préservé, négocié ou défendu.

Maintenir la relation de travail, organiser un départ, obtenir réparation ou saisir les juridictions ne répondent pas à la même logique.

En droit du travail comme ailleurs, la qualification juridique vient après la compréhension des faits.

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Les faits ne se plaident pas. Ils s'établissent.

 CAS PRATIQUE 

Mme X, cadre supérieure dans une grande entreprise, exerce depuis plus de dix ans des fonctions commerciales à haut niveau de responsabilité, avec des résultats reconnus. Mère solo de deux enfants, elle aime profondément son travail et y est très attachée.

Peu à peu pourtant, les remarques, les mises à l’écart, les humiliations et les pressions se répètent. Elle tient, continue à travailler, alerte parfois, se tait souvent. Non parce qu’elle ne mesure pas ce qui se passe, mais parce qu’elle essaie encore de faire face. Jusqu’au jour où cela ne suffit plus. L’épuisement devient tel qu’elle s’endort au volant en rentrant d’une journée de travail. Son médecin, alarmé, l’arrête immédiatement.

Lorsqu’elle me consulte en cause d’appel, le temps a passé. Et pourtant, le traumatisme est intact. Il s’entend dans sa voix tremblante, dans la cadence de ses phrases, dans ces angoisses qui affleurent au détour des mots.

Les souvenirs restent prégnants, parfois d’une précision intacte. Comme ce jour où, après une nouvelle entrevue particulièrement traumatisante , elle s’est écroulée quelques instants plus tard.

Commence alors le travail de reconstruction du dossier, qu’il fallait reprendre sous un autre angle, en restituant les faits dans toute leur réalité et leur dureté traumatique, sans les réduire ni les atténuer, puis en leur donnant leur juste qualification juridique.

Peu à peu, les faits professionnels, les alertes, l’arrêt de travail, les constatations médicales puis la reconnaissance de l’origine professionnelle de la maladie s’inscrivent dans une même histoire.

Le dossier prud’homal peut alors être porté jusqu’au bout, tandis qu’un second volet est engagé sur la faute inexcusable de l’employeur.

Le rôle de l’avocat est de faire en sorte qu’une expérience profondément humaine puisse entrer dans l’espace judiciaire sans y perdre sa vérité. Lui donner la rigueur nécessaire pour être comprise, démontrée et jugée, sans en lisser les aspérités ni en atténuer la portée.

CONTACT
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Commençons par comprendre
 

 CONTACT 

Eva BENAZERAFF

Avocat au Barreau de Paris

 

60, rue de Londres - 75008 Paris

 06 62 38 11 37

evabenazeraffavocat@benazeraff.fr

https://www.benazeraff.fr/ 

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